Comme toute chose que l’on commence à zéro, ce nouveau concept de série web a aussi besoin de temps pour sortir de terre et voir ces branchages et ses fleurs. Aujourd’hui j’ai vu Edith, la première personne que j’ai rencontrée en arrivant ici, à Beaulieu sur Dordogne, une petite ville où il fait bon s’ancrer, et dont les sensations me manqueront, si je ne les retrouve pas ailleurs.
Edith, durant ces trois années de séjour à Beaulieu, m’a appris à m’accepter un peu plus avant. On a pas mal de points communs, que je trouve très beaux tout assumés sur elle, une femme fantasque et fantastique de 80 ans avec laquelle on peut parler de tout, y compris explorer les profondeurs, avec laquelle on peut passer de petits et grands moments fabuleux, un p’tit déj’ dans l’Allée des fées, une simple balade silencieuse, ou carrément toute une création collective de petit métrage.
On devait se voir aujourd’hui pour faire l’interview de l’épisode 2. Ca fait trois semaines que ça traine cette histoire, on devait le faire dans la foulée du premier épisode, vers le 25 avril. Et c’est pas pour rien…
On a chargé Edith de nous faire l’interview, et elle est arrivée ce matin, je dormais encore… Je traîne, on pourrait croire… Mais il faut un temps à toute chose pour naître. Et parfois, on a besoin d’une femme sage à ses côtés !
Elle m’a parlé de l’alphabet chinois, qui serait un peu comme notre série web, des puzzles, de mots, de vidéos, d’images, de musique,… Elle m’a en particulier parlé du mot Camarade, qui se compose de jolis mots, tels la volonté, ensemble, ou la bienveillance… C’est quand même dingue qu’elle parle justement d’un tel mot… Ca résonnait jusque dans mon âme…
Elle a tout bien rangé le bazar en moi sans rien jeter, Edith. Le soir même, on le tournait, ce deuxième épisode devenu le troisième. J’en ai bien encore quatre ou cinq en tête, mais la vie va bien plus vite que moi. Pour la suivre, il me faudra plus d’énergie. Comme quand j’entamais les Artistes Passeurs. Ou Alunissons. J’y suis pas encore. Mais je sens que ça grimpe…!
Il faut savoir se délester des peurs, des vieilles croyances, des trucs et des machins matériels qu’on traîne depuis des années, pour que ça grimpe. Il faut laisser le temps au temps. “Et à l’amouuuuuuur.”